Opération Renaissance
- Historique - Présentation - Aménagements - Photothèque -
Historique
Dès le milieu des années 1990, il est apparu indispensable aux élus Talençais d’avoir une réflexion globale sur la mutation inévitable des activités industrielles situées de part et d’autre de la voie ferrée entre la rue de la Médoquine et la passerelle Sainte-Marie.
A la demande de la Ville de Talence, l’agence d’urbanisme de la Communauté Urbaine de Bordeaux a réalisé une étude sur ce secteur, intégrant le projet de franchissement Sainte-Marie, et proposant des hypothèses d’aménagement. Cette étude a été remise à la Ville de Talence fin 1998.
Depuis, et grâce à ce périmètre d’étude, l’aménagement du secteur des Cartonnages de France et SA Thevin, situé au sud de la voie ferrée a pu être réalisé de manière maîtrisée et concertée en re-localisant ces entreprises, préservant ainsi l’emploi.
Pour ce qui concerne la partie nord de ce périmètre, des contacts entre la Ville et l’entreprise l’Etoile, locataire de la propriété Dupin, ont été noués en vue de transférer son activité. Avec l’aide de la Ville de Bruges et le concours de la Communauté Urbaine de Bordeaux une solution de relogement a été trouvée à Bruges où l’entreprise l’Etoile est désormais installée.
Une fois ce vaste terrain libre d’occupant, la Ville de Talence c’est mis d’accord avec son propriétaire, Madame Dupin, pour un achat de gré à gré de la propriété de 1,170 hectare.
Les dossiers ont donc été transmis aux notaires des deux parties. Dans le cadre de leurs travaux, ils ont découvert l’existence d’un ayant droit mineur, domicilié à l’étranger, ce qui a empêché cette acquisition. Après le décès de Madame Dupin, se sont les services fiscaux qui ont eu à gérer la succession sous forme d’une curatelle.
La Ville de Talence s’est alors rapprochée des services fiscaux, pour acquérir cette propriété, en insistant sur l’urgence de la mise en sécurité du site. En effet la couverture du bâtiment principal était constituée de plaques d’amiante ciment et de PVC translucide qui menaçaient les riverains en cas de chute ou d’envol.
Les services fiscaux ont alors répondu qu’ils n’étaient pas juridiquement propriétaires et que c’était au Maire de la Ville d’intervenir pour les problèmes de sécurité.
Les travaux de dépose de la couverture et mise en sécurité du site ont donc été aussitôt réalisés par la Ville de Talence en 2005 (+- 80 000 €).
Pour ce qui concernait la vente, les services fiscaux ont indiqué que celle-ci ne pouvait se faire que par le biais d’une vente aux enchères. Après de longs mois de relances et d’attente, la vente a été fixée au 2 mars 2006.
Préalablement, la Ville de Talence avait pris toutes les dispositions juridiques et budgétaires pour pouvoir être en mesure d’enchérir lors de cette vente.
Enfin, le 2 mars 2006 la Ville a été adjudicatrice de cette propriété pour 1 101 000 €.
Parallèlement à cette longue gestation, la propriété située à l’angle de la rue de la Médoquine et de l’avenue Paul Bert a été préemptée par la CUB à la demande et pour le compte de la Ville de Talence.
De même, des discussions avaient lieu entre Monsieur Raison, gérant du garage automobile, son propriétaire et le maire de Talence. La concrétisation de ces discussions a donc pu être faites dès le 3 mars 2006.
Présentation des orientations d'aménagement
Construction d’une salle de sport
Cet équipement est attendu depuis des années notamment par le collège Henri Brisson, mais également par les différentes associations sportives et les riverains des quartiers Nord.
Pour ne perdre aucun délai sur la réalisation de cet équipement urgent, dès le 2 mars dernier, la Ville de Talence a engagé l’élaboration du programme de cette salle de sport, lequel a été voté lors du conseil municipal du 27 avril 2006 et distribué début mai aux trois équipes d’architectes retenues après la procédure d’appel à candidatures lancée dès le 17 mars 2006 et commission de choix du 26 avril 2006.
Le choix définitif de l’équipe d’architecte interviendra début juin 2006 pour, aussitôt, enclencher la phase concrète des études : rencontre des utilisateurs, esquisse, APS (avant-projet sommaire), APD (avant-projet détaillé), permis de construire, DCE (dossier de consultation des entreprises) et appel d’offres.
Le coût des travaux de la salle de sport, d’une superficie de 1 600 m² est estimé à 1 500 000€, hors taxes et hors honoraires (architecte, bureau de contrôle, etc.).
Le Conseil Général, compétent en matière de collèges, a été sollicité, lors du conseil municipal du 27 Février 2006 pour financer 50% du montant des travaux.
Réalisation du franchissement Sainte-Marie.
Suite aux avis recueillis lors de l’enquête publique et aux conclusions du commissaire enquêteur en mai 2005, Monsieur le Maire de Talence a décidé, en juin 2005, de supprimer la circulation automobile sur le projet de franchissement Sainte-Marie.
Sur ces bases, avec une affectation uniquement piétons, personnes à mobilité réduite et deux-roues, la géométrie de l’ouvrage a, par la suite, en liaison avec les services de la Communauté Urbaine de Bordeaux, évolué vers un nouveau tracé plus rectiligne.
Le fait que la Ville de Talence soit désormais propriétaire des terrains va permettre de faciliter et d’accélérer les cessions foncières à la CUB pour réaliser le franchissement.
Construction d’une Crèche publique
Monsieur le Maire de Talence a décidé d’implanter à cet endroit une crèche publique municipale et associative, avec une capacité d’accueil de 75 enfants. Pour répondre à cet objectif, cet équipement aura une superficie de près de 1 000 m² avec un vaste jardin attenant.
Les modalités précises de réalisation sont en cours de définition.
Elargissement de l’avenue Paul Bert
A l’occasion du projet, il apparaît indispensable d’élargir la rue Paul Bert entre les rues de Coulmiers et Redueilh pour améliorer la sécurité de tous les usagers, permettre le croisement des véhicules et augmenter l’offre de stationnement de surface.
Reconstitution d’un front bâti urbain avenue Paul Bert – Création de logements
L’augmentation de l’offre de logements dans les cœurs des villes de la CUB est un enjeu essentiel en terme de développement durable.
En effet, au-delà de la pénurie aiguë de logements sur la CUB, il est indispensable de ramener les habitants vers les centres-villes pour éviter l’étalement urbain et les différentes pollutions induites. C’est notamment l’objectif du PLH (plan local de l’habitat) voté par la CUB.
A ces fins, pour l’aménagement du reste des terrains, il est envisagé de réaliser 50 à 60 logements pour répondre aux besoins des jeunes couples et des familles.
Pour assurer une mixité sociale garante d’un développement équilibré dans le cadre d’un aménagement public, 40 % devraient être constitués de logements locatifs conventionnés, le reste en logements en accession.
En terme d’urbanisme et de qualité architecturale, l’immeuble en pierre situé angle rue de la Médoquine et Paul Bert doit être conservé. Il pourrait être rénové et affecté à quatre logements relais pour des familles. Ces logements seraient gérés par le CCAS (centre communal d’action sociale) de la Ville pour héberger provisoirement des familles en attente d’attribution d’un logement.
Puis dans le prolongement de cette maison en pierre, neuf grandes maisons de ville en accession à la propriété « abordable » sont envisagées en rez-de-chaussée + 1 étage, avec garages et jardins.
Ces maisons permettraient une liaison urbaine harmonieuse vers un immeuble de logement rez-de-chaussée + 2 étages, situé au niveau du secteur élargi de l’avenue Paul Bert.
Ce bâtiment est envisagé en accession à la propriété avec le stationnement en sous-sol.
Enfin, le logement conventionné serait réalisé au-dessus de la crèche, sur 2 étages.





















