Les forêts de pin maritime

- Bruyère cendrée

- Chêne liège

- Pin maritime
Description et situation :
Poussant naturellement sur le littoral aquitain, le pin maritime a été planté à partir du 19ème siècle pour fixer les dunes puis pour la production de bois et de gemme sur le plateau sableux des landes de Gascogne, alors occupé par des landes et des chênaies. Ces forêts sont dominées par le pin maritime, mais lorsqu'elles sont traitées de façon traditionnelle (taillis sous futaie), elles sont accompagnées par différentes espèces de feuillus, formant des variantes d?habitats. On trouve en particulier les chênes : chêne vert* en situation sèche (littoral nord), chêne liège* en situation chaude et humide (littoral sud), chênes pédonculé et tauzin en situation fraîche (arrière pays, cas de Thouars)
Cortège floristique :
Strate arborescente : pin maritime, chêne pédonculé, chêne vert, chêne liège, chêne tauzin
Strate arbustive : bruyère à balais, arbousier, genêt à balais, ciste à feuilles de sauge*, troène, ajonc d?Europe, aubépine monogyne
Strate herbacée : garance voyageuse*, laîche des sables*polypode commun*, bruyère cendrée, ronce, fougère aigle, salsepareille*, chèvrefeuille, germandrée scorodoine
Menaces :
Ces forêts sont menacées par la surfréquentation locale (littoral), les incendies et les problèmes sanitaires. Sur le plateau landais, la modification des techniques sylvicoles (mécanisation, drainage, labour) menace la diversité floristique et faunistique en supprimant le sous-bois. A Thouars, la gestion traditionnelle de la pinède (taillis sous futaie) permet le maintien d?un intéressant mélange d'espèces (chênes, houx, arbousier, châtaignier, bruyères).
Valeur patrimoniale et écologique :
Sur le cordon littoral, cette forêt joue un rôle de protection (fixation du sable) et écologique (refuge pour les oiseaux en migration, nourriture pour les reptiles). Sur le plateau, la plantation de pins maritimes à fortement réduit la biodiversité originelle de la lande rase et des forêt de feuillus. Si certains animaux ont pu adapter leur régime alimentaire à ce nouvel environnement (chevreuil*, mésange huppée, bouvreuil pivoine, sitelle torchepot), beaucoup d'espèces ont régressé ou disparu (courlis cendré*, engoulevent*, busard Saint-Martin*, fadet des laîches*, petit mars changeant*, etc.) Le maintient d'espèces en mélange est important, notamment d'un point de vue paysager et socio-économique (protection des semis, randonnée, production de miel, ramassage des champignon, chasse).
Remarques :
Si les pins maritimes sont aujourd'hui exploités à l?âge de 30-40 ans, par le passé on ne les coupait qu'à 60-70 ans. On voit de très beaux sujets dans la Forêt Usagère de La Teste, et à Thouars !













