Le Talence du XVIIIème siècle

Suivant une démarche initiée avec le balisage et la valorisation du chemin de Saint Jacques de Compostelle à Talence, en avril 2010, une signalétique des monuments historiques a été mise en place et un riche inventaire du patrimoine bâti et naturel a été dressé. La Mairie a aussi souhaité mettre en avant le patrimoine, action inscrite dans l’agenda 21, dans le cadre des modifications du Plan Local d’Urbanisme.

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À pied : 1h40
À vélo : 40 min

Le Talence du XVIIIème siècle

Le Talence du XVIIIème siècle

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−  Château de Cholet
121 avenue de la vieille tour

Au Moyen-Age, le château de Cholet faisait partie de l'ancien domaine des Roustaing de la Tour.

C'est au XVIIe siècle que la famille Cholet acheta la propriété. Mais le château actuel ne fut bâti qu'au XVIIIe siècle, à la même époque que les autres villas talençaises.

Le domaine devint bien national après la Révolution : 19 hectares, un château, deux maisons, des dépendances, des jardins, des vignes, un parc...

Il fut ensuite revendu à différents propriétaires successifs, puis acquis par les Hospices civils de Bordeaux.
En 1920, la Fédération des Œuvres de Protection de l'Enfance, qui souhaitait lutter contre l'avortement, les abandons d'enfants et le taux très élevé de leur mortalité, s'installa dans ces bâtiments. L'établissement accueillait les femmes enceintes qui pouvaient ainsi séjourner avec leurs enfants. C'était également une « pouponnière » ou une école de puériculture, avec un asile d'allaitement.
Les vastes bâtiments permettaient des conditions d'hygiène très satisfaisantes, et la mortalité y était quasiment nulle.

Depuis 1958, le château de Cholet est le siège la Direction Générale du Centre Hospitalier Régional (CHR)

Château La Tour Haut-Brion ou Tour de Rostaing
141 avenue Vieille Tour

Le château actuel a été édifié à la fin du XVIIIe siècle sur l’emplacement de l'ancienne propriété féodale bâtie par les Roustaing de la Tour, illustre famille bordelaise.
Ce domaine est appelé ainsi en raison d'une Tour, vestige du Moyen-Age, et qui subsista jusqu'en 1785.

A l’emplacement approximatif de l’ancienne construction s’élève un château d’eau qui supporte un réservoir d’eau pour l’alimentation du château actuel. A l’abri de cette construction se dissimule une statue de Vénus.

Le château La Tour Haut-Brion eut dès le XIIIe siècle une activité viticole, grâce à Guillaume de Rostang, maire de Bordeaux en 1229, qui développa la vigne autour de son fief.
Les Rostaing de la Tour, furent l'une des 1eres famille à développer une viticulture laïque à la fin du Moyen-Age.

A noter, entre les XIIIe et XVIe siècle, 87,5% des parcelles de Talence étaient plantées en vignes : On parle de « mer de vignes », mais cela restait essentiellement une activité réservée au clergé.

L'édifice, qui possède un toit à la mansart, est aujourd'hui une maison de retraite.



L’édifice actuel a été édifié à la fin du XVIIIe siècle sur l’emplacement de l'ancienne propriété féodale bâtie par la famille Roustaing de la Tour. Ils développèrent une activité viticole dès le XIIIeme siècle.

Presbytère de l'église Notre-Dame
Parking de l'église Notre-Dame


Construite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, cette chartreuse a sans doute été la commande d'un notable bordelais.

Cette chartreuse est décorée sur sa façade principale par des coqs sculptés et des guirlandes de feuillages.

Cette demeure a appartenu à la fin du XVIIIe siècle à M. et Mme Acoquart. On peut d’ailleurs voir leurs initiales « A.T » sur la façade.

L'édifice n'est devenu presbytère qu'après l’achèvement de l'église Notre-Dame, en 1847.
Il appartient aujourd'hui à l’archevêché de Bordeaux.

Le monument est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1990.


Après avoir été la propriété de riches notables bordelais, cette chartreuse du XVIIIe siècle  est devenue le presbytère de l'église Notre-Dame.

PROPRIETE PARTHENVAL
77, 79 ,81,83 avenue du Maréchal Leclerc

Le domaine fut acheté en 1795  par un armateur bordelais Jean Thiac qui fit détruire une chapelle et réutilisa les matériaux  pour la construction d’une remarquable ville de style néo-classique.
Plongeons-nous dans ce lointain  passé ! Quelle était donc l’origine de cette mystérieuse chapelle ? Faisons-la revivre.
Autrefois, il existait  à Talence,  cachée au fonds des bois, une chapelle.
Ce premier édifice religieux talençais fut construit au milieu du 12ème siècle car, selon ce que dit la tradition, la vierge serait apparut à Talence au début de ce siècle.
Ce furent les Abbesses de  l’Abbaye de Fontevraud  en Anjou  qui décidèrent  de sa  création  au temps d’Aliénor d’Aquitaine et de la Guyenne anglaise.
Du temps de Mr Thiac, le domaine  s’étendait sur 8 ha recouvert principalement par des vignobles, des prairies et un petit bois de 2000m2 où se trouvait un chêne planté au13ème siècle.
En 1818, Mr Thiac s’efforça de remettre en marche le dernier moulin de la commune (moulin de la lande ou de Peylane) où il y avait encore un meunier en 1822. Cela gêna la circulation des gens qui franchissaient le ruisseau par  le pont (de la lande ou des malerettes) qui  se situait rue Peydavant et était alors en mauvais état.
Il y eut  un conflit entre Mr Thiac et la municipalité ;  « Mr Thiac faisait usage des eaux pour alimenter le moulin en les détournant du ruisseau . Pour ce faire, il construisit un canal sur ses propres terres qui rejoignait l’ancien lit du ruisseau sur la propriété de Mr Jouis où viennent les blanchisseuses ».

go here Domaine Montagne Monplaisir
82 rue Peydavant (entrée : 2 rue Descartes, résidence Le Castelou)

La construction de ce bâtiment est hybride de la fin du XVIIIeme siècle et du début du XIXeme siècle.
Les deux tours pourraient être des vestiges d’un édifice datant de la Renaissance (XVeme siècle).

La façade du château présente deux étages, elle est flanquée de deux tourelles hexagonales. Une des tourelles est coiffée d’un toit conique de forme très élancée, l’autre tourelle supporte une toiture en mansardes. Toutes deux sont recouvertes d’ardoises.

Au début du XVIIIeme siècle, le domaine appartenait à  M. et Mme de Lartigues, futurs beaux-parents de Montesquieu.
Il s’étendait de la route de Toulouse à la route de Bayonne sur 13 hectares.

A partir de 1930, on y créa un lotissement, puis en 1975, le château devint la résidence Le Castelou (achevée en 1977).


Ce bâtiment de la fin du XVIIIeme siècle appartenait aux beaux-parents de Montesquieu.

Château Margaut
412 cours de la Libération


Le château Margaut semble avoir été construit par l'architecte Etienne Laclotte à  la fin du XVIIIe siècle. Les commanditaires restent inconnus, mais il s'agit probablement de riches négociants bordelais.
De propriétaires en propriétaires, il est vendu en 1882 à Alexandre Guillaume qui y installe sa maison de négoce de vins. Il y plante 15 ha de cépages et produit l'un des meilleurs vins de Graves de Talence.

De style néo-classique, ce château est caractéristique des constructions de la fin du XVIIIe siècle.

La façade offre un avant-corps arrondi, décoré de mascarons, dont l'un d'eux représente la tête d'un bélier.

A l’intérieur, on trouve des encadrements moulurés avec guirlandes dans les tableaux, des portes-fenêtres avec des appuis en balustres et des ornements figurant un crâne de bœuf, des cheminées à coquilles... Il faut signaler les mansardes terminées par des mascarons en plomb et entourées de volutes.

C'est en état de ruine qu'il est vendu à la mairie en 1971. Des restaurations sont aussitôt entreprises.

Aujourd'hui, on y trouve l'école municipale de musique et l'Espace Seniors.

Le monument est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1958.

Castel Terrefort :
73 avenue Roul


Cette maison de campagne est ce que l'on appelle une chartreuse bordelaise. Construite au début du XVIIIe siècle, elle illustre parfaitement un type d'habitat particulier, répandu en Gironde dès la fin du XVIIe siècle.

Dans le vaste parc du domaine, on trouve encore aujourd'hui des œuvres réalisées par le sculpteur Gaston Schnegg : un puits décoré de bas-reliefs sculptés, des chapiteaux sur les piliers du porche et du portail, et une inscription en italien  sur la porte. «  Je suis quelqu’un qui, lorsque l’Amour l’inspire, écrit… ». Des mots du Purgatoire
de la Divine Comédie de Dante Alighieri (1265-1321)

A l'intérieur de la chartreuse, se trouve une stèle funéraire de l'époque gallo-romaine. Découverte au château de Thouars en 1913, cette stèle attique en marbre représente deux femmes qui se tiennent la main, en signe d'adieu. Probablement rapportée par bateau, cette stèle daterait de la fin du IIe siècle avant J-C.

L’université de Bordeaux 1 / Sciences Technologies, est propriétaire de ce Castel depuis 1952. La chartreuse accueille actuellement les chercheurs et les enseignants pour des séminaires ou des cérémonies officielles.

Château Du Breuil (Gardères)
21 avenue du Château, 24 avenue du lycée


Cette demeure construite à la fin du XVIIIeme siècle est constituée par un corps de bâtiments et un parc remarquable, le tout d’une superficie de 9000 m² environ.
A l'époque, le domaine s'étendait jusqu'au Lycée Victor Louis.
Les restes de l’ancienne allée d’arbres menant au château sont visibles depuis le cours de la Libération.
Le château dispose d'un escalier à double volée.

En 1921, M. Maurice Gardères, industriel à Talence fait don à la commune de la propriété appelée Château du Breuil.
Aujourd'hui, s'y est installée la maison de retraite publique « Château Gardères ».


Doté d'un parc remarquable, ce bâtiment du XVIIIeme siècle s'étendait à l'époque jusqu'au Lycée Victor Louis.

− Château et Pavillon Raba
37, 35, rue Rémi Belleau

C’est en 1783 que Madame Raba et ses huit fils, une famille de négociants exilés du Portugal sous l’Inquisition, confient la construction du château Raba à Victor Louis, le fameux architecte qui s’est notamment illustré dans la construction du Grand Théâtre de Bordeaux. Ils feront détruire l'ancien bourdieu pour y faire édifier une villa de style néo-classique*.

Le domaine de Raba émerveillera ses nombreux visiteurs tout particulièrement par son parc enchanteur, qui lui vaut le surnom de « Chantilly Bordelais ».    Il reçut le samedi 9 avril 1808 l’empereur Napoléon.

Ce parc, fascinant pour l’époque, était un lieu de rencontre réputé car la famille Raba laissaient ses visiteurs profiter de la propriété.
Les promeneurs, pouvaient admirer les pelouses ornées de statues et de fontaines, un labyrinthe dessiné par des haies... Quelques vestiges peuvent encore aujourd’hui être admirés, comme les sphinges qui étaient à l’époque les gardiennes du château.

Un magnifique pavillon destiné à accueillir les invités privilégiés du château fut construit au début du XIXème siècle. Préservant l’harmonie du domaine, le pavillon des invités profite des grandeurs et courbes archée de l’architecture néoclassique.

Le château Raba est resté la propriété des descendants de la famille. Il fut pourtant délaissé à la fin du XIXeme siècle, puis il devint le siège de la Kommandantur allemande locale en 1940.
Le parc s'est peu à peu trouvé absorbé par différents établissements d'enseignements (école de commerce, école d'architecture) dans les années 1960.

Aujourd'hui, le salon de musique et l'orangerie sont habités par des descendants de la famille.

Le château, le petit pavillon octogonal dit pavillon des Muses, le parc, et le pavillon des invités sont classés monuments historiques.

go site DOMAINE MAUCAMP
202, avenue de Thouars
Demeure construite à la fin du 18ème siècle.
Maucamp signifie « mauvais champ ».


En 1846, le domaine était de 24 ha en 1846 dont 7,5 ha d’agréments (jardin anglais, vivier, ruisseau, cour d’entrée, …) et  7 ha de vignes.
En 1920, le domaine était essentiellement composé de pâturages.
En 1969, il ne restait plus que 1,5 ha.

Actuellement, nous y trouvons la Résidence La Pléiade-Maucamp situé dans le parc.

Les propriétaires successifs furent :
-Mr Laclotte en 1792. Il se pourrait que ce soit un des grands architectes bordelais de l’époque.
-Mr Tulèvre, directeur des vivres de la Marine de Bordeaux au milieu du 19ème siècle
-De 1810 jusqu’en 1826, Mr Maillères, Maire de Talence (1815-1816) et notaire à Bordeaux pendant 40 ans.
-En 1856 à Mr Anduze.
-En 1858, Mr Cuzol qui venait d’épouser Mlle Anduze. Il en fit un grand domaine viticole qu’il exploita pendant 50 ans sous l’appellation « Château Maucamp Haut-Talence ».
-de 1941 à 1945,  Mlle Courtier de Penmarch, directrice du Service médico-social de la  grande Compagnie française Alais, Froges et Camargue.

Piscine

Jours fériés :
Ouverture de l'établissement
les 14 juillet et 15 aout
de 14h à 19h.

Passeport/CNI

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