Sur les traces des deux guerres mondiales

click source url Suivant une démarche initiée avec le balisage et la valorisation du chemin de Saint Jacques de Compostelle à Talence, en avril 2010, une signalétique des monuments historiques a été mise en place et un riche inventaire du patrimoine bâti et naturel a été dressé. La Mairie a aussi souhaité mettre en avant le patrimoine, action inscrite dans l’agenda 21, dans le cadre des modifications du Plan Local d’Urbanisme.

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Cette année, des parcours pédestres et cyclistes ont été conçus pour découvrir ou redécouvrir des sites remarquables: cinq parcours pour découvrir les quartiers et dix parcours thématiques, tels que les monuments historiques, l'architecture moderne, contemporaine ou encore le Talence insolite.

go here 4 km 800
À pied : 1h10
À vélo : 20 min

Sur les traces des deux guerres mondiales

Sur les traces des deux guerres mondiales

click here Parcours_patrimoine-2_guerres-web.pdf (7114ko)

follow link Le site autour du château est réquisitionné du 22 octobre 1940 à novembre 1944.

A Talence, un abri type 622 (Abt Ob) doublé d’un abri sanitaire complète l’ensemble de la position Bo 14 de Talence / Gradignan qui se  trouve à proximité et se compose d’un abri 618 regroupant les appareils de communication, de quatre abris de défense passive semi enterrés, de deux abris protégeant les arrivées d’eau et enfin de trois maisons fortes regroupant les différents services (Kommandeur, Abeteilungen la et Ic).

enter 2, avenue de Thouars

Par Ordonnance royale de la Monarchie de Juillet, du 15 décembre 1835, Mr Jean-Claude Perret, Proviseur du lycée Impérial de Bordeaux, alors Collège Royal, est autorisé à acheter, le château du Breuil, propriété viticole, à Mr André Aumalley, négociant.
Ainsi, chaque dimanche et chaque jeudi, un omnibus à chevaux peut construire les internes du Lycée de Bordeaux à leur maison de campagne de Talence.
De 1854 à 1856, l’architecte Duverger construit la chapelle, prolonge par une aile le château qui devient le Petit lycée de Talence, annexe du lycée de Bordeaux.
Il est agrandi en 1866.
Faute d’élèves, les familles des Chartrons lui préfèrent le nouveau Lycée de Longchamp, actuel Lycée Montesquieu, le Petit Lycée ferme de1903 à 1906 puis il rouvre jusqu’à la quatrième.
Beaucoup d’élèves sont internes ; ils viennent de Bordeaux, des landes, de la Gironde, du Lot-et-Garonne et surtout des colonies françaises et d’Amérique du Sud.
Réquisitionné le 23 août 1914, d’abord comme hôpital militaire complémentaire puis comme hôpital américain de 1917 à 1919, il rouvre qu’à la rentrée 1909-1920 pour accueillir le 1er cycle jusqu’à la troisième.

L’hôpital atteindra 2200 lits en juin 1918 au moment où se développe la grippe espagnole qui fait des ravages.
26000 malades seront accueillis en 16 mois.

Encore réquisitionné en  1939 comme hôpital de l’armée française, puis de la marine allemande et de nouveau comme hôpital militaire français, il ne rouvre qu’à la rentrée 1945-1946.
Pendant la guerre les élèves sont évacués vers l’école de Mégret.
Le lycée devenu après la deuxième guerre mondiale, annexe du Lycée Montesquieu, acquiert son autonomie en 1957.
Il grandit tellement qu’il devient l’un des plus importants lycées d’Aquitaine, son développement allant de pair avec le transfert des universités et des grandes écoles à Talence.
D’autres bâtiments sont construits de 1958 à 1967, et restaurés en 1990.
Après le Lycée Montaigne, c’est le plus ancien de la communauté bordelaise.
Notons parmi les anciens élèves, les personnalités suivantes :
René Maran (prix Goncourt 1921), Philippe Joyaux (alias Philippe Sollers), Jean Charles, écrivains, Gabriel Leuvielle (alias Max Linder) cinéaste, Jean René Fourtou, Pt de Rhône-Poulenc en 1986.
Le bitume a remplacé les vignes, mais la chartreuse du 18ème siècle reste une campagne accueillante, un jardin de verdure, où les élèves se plaisent à l’ombre des chênes, des magnolias et des cèdres.


92, rue Peydavant ou 92 à 99 bis, avenue du Maréchal Leclerc
L’édifice composé d’un corps de logis quadrilatère avec étage mansardé  a été construit en 1837. Il se situe au milieu d’un parc boisé.
Vers 1810, Mr Gressier, marchand rue Sainte Catherine et conseiller municipal à Talence en 1824 est propriétaire suite au morcellement du domaine de Margaut.
La propriété composée de 6 ha est à la fois une résidence secondaire et un bien agricole comprenant 1/3 de vignobles.
Puis, Mr Pierre Crespy (1879-1865), rentier, devient propriétaire par alliance avec Mlle Gressier. Il figurait parmi les contribuables les plus forts imposés de la Gironde en 1810.
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A partir de 1914 :


En 1914, lorsque la guerre éclate, Mlle Crespy met sa propriété à disposition de l’armée.
« L’Hôpital complémentaire français n° 15 » est alors créé et  devient  le 1er octobre 1917 : « The United States Army Base Hospital n° 6 ». Cette  base-hôpital américaine s’étend sur un vaste domaine  de 22 ha. L’hôpital est aussi composé des terrains du Château Margaut et du  Lycée recouverts d’une suite de baraquements uniformes.
Le vaste domaine dans lequel il était  installé avait  deux entrées, l’une avenue du Maréchal Leclerc et l’autre sur le cours Gambetta, elles étaient marquées par une grille qu’encadraient deux piliers circulaires sur lesquels étaient inscrits en lettres noires : « Crespy ».
Le domaine était  pratiquement réservé aux troupes coloniales mais on y soignait un plus grand nombre de malades (tuberculeux,…) et de convalescents que de grands blessés.
De nombreux soldats africains engagés dans les bataillons dits de « tirailleurs sénégalais », des soldats chinois, arméniens, guyanais, polonais y séjournèrent de 1916 à 1919. Certains sont inhumés au cimetière de Talence.
Durant la guerre et même après,  un programme d’examens physiologiques et médicaux destiné à former rapidement de bons aviateurs, était organisé à l’hôpital temporaire de Talence placé sous la direction du 18ème corps d’armée.
 On y soignait les pilotes ou les observateurs, victimes d’accidents survenus au centre de tir et de bombardement aérien de Cazaux. Les blessés étaient transportés par avion sanitaire au camp de Beau-Désert où venait  les prendre une ambulance automobile qui les conduisaient à l’hôpital temporaire.
Après la guerre, en 1919,  Crespy devient un hôpital militaire permanent, tourné vers les problèmes d’outre-mer.
Le château Crespy est exproprié par l’Etat  (ministère de la Défense) qui le récupère en 1925.
En 1937, il exista un  camp de réfugiés politiques espagnols dans les anciens baraquements de l’hôpital militaire.

A partir de 1939 :

Les baraquements en bois réservés aux malades légers et aux convalescents sont à nouveau  utilisés pour la mobilisation de 1939.
Sur le mur du château se trouve accolée une plaque commémorative : «  221e régiment d’artillerie lourde coloniale formée le 2 septembre 1939 dans le quartier de Crespy ».

De 1940 à 1944, l’armée allemande occupe  le château comme siège de la Kommandantur des troupes d’occupation ainsi que comme centre de convalescence
Des soldats  marocains en 1945 résidèrent dans les baraquements.
Son équipement de fortune  permet d’attendre la construction de l’hôpital militaire Robert Picqué » à Villenave d’Ornon en 1951.
Le bâtiment devient jusque vers les années 2000 la résidence d’un Officier supérieur  (Général) de la base de Bordeaux.
Un cimetière allemand se trouvait plus ou moins à l’emplacement de la résidence Santillane et de la rue de Trémeuge ainsi qu’un cimetière italien sur un terrain du lycée.
Par délibération du 8-12-1940, la rue de Trémeuge séparant Crespy du Lycée est percée.
Dans les années 60, le ministère de la Défense transforme les terrains en résidences réservées aux militaires de carrière: Santillane (1958), Crespy (1969).
Le maire, G. Lasserre fait construire une école (1966) en partie réservée à ces familles.

Monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945

-Inauguré en 1923.

-Edifié sur le terrain acquis par la commune pour l’agrandissement du cimetière. Ce terrain n’est pas de forme régulière, aussi  il se prêtait à merveille pour l’érection d’un monument aux morts  et le départ des allées vers un rond point central ».

-La population, les familles des victimes et les associations d’anciens combattants sont opposées à cet emplacement  car il n’est pas central  dans la ville et ne correspond pas à la préoccupation générale d’accorder aux glorieux morts pour la France tous les honneurs qui leur sont dus.

-La municipalité répond qu’« elle ne veut pas d’un monument sur la place de la mairie (située place Ezpeleta) qui selon elle, n’est pas propice au recueillement ».

-En 1914-1918 : 472 morts pour une population d’environ 14 000 habitants.
-En  1939-1945 : 88 morts.
-Pendant la guerre d’Algérie (1954-1962) : 4 morts.

Monument aux morts : guerre 1870
Il se trouve dans l’ancien cimetière et a été érigé en 1906


Carré commémoratif de combattants africains
Présence de 102 tombes datant de 1918-1919  de combattants africains engagés dans les bataillons dits de tirailleurs sénégalais (soldats du Sénégal, Dahomey, de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Soudan, d’Afrique du Nord, mais aussi d’Arménie, de Chine, de Guyane et de Pologne).
Cela s’explique par l’existence de la base hôpital du service de sané américain à Crespy.
Dès 1918, un afflux de blessés de la guerre est enregistré au moment où se développe aussi l’épidémie de grippe espagnole qui fit des ravages.
Ces soldats venaient essentiellement de la base de Cazaux à La Teste-de-Buch.


Plaque commémorative à Crespy : « A la mémoire des morts pour la patrie du 221ème régiment d’artillerie lourde coloniale qui fut formé le 2 septembre 1939 dans ce quartier de Talence »

Un arrêté de la Préfecture fixa la création d’un cimetière militaire le 15 avril 1918, pour l’inhumation des soldats alliés tombés sur le sol français.
Le terrain retenu fut acquis par les Autorités américaines à Mme Bahus.
Le cimetière est séparé du cimetière communal par un passage de deux mètres environ donnant actuellement accès à l’école Saint Genès (autrefois Maison de retraite des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Ce cimetière des Alliés, petit écrin de verdure, fort bien entretenu, accueille 13 tombes de soldats canadiens et 5 tombes de soldats américains.

Chaque année, une commémoration, cérémonie annuelle du souvenir, est célébrée en leur honneur par la « Royal British Legion » au mois de Novembre après la Toussaint.

Compteurs Linky

Dans le cadre du déploiement actuel des compteurs Linky sur la commune de Talence dont la fin est prévue pour novembre 2018, la ville de Talence a été destinataire d’un certain nombre de courriers d’administrés indiquant leur refus quant à l’installation de ces compteurs à leur domicile.

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