L’architecture Moderne et Contemporaine à Talence

Suivant une démarche initiée avec le balisage et la valorisation du chemin de Saint Jacques de Compostelle à Talence, en avril 2010, une signalétique des monuments historiques a été mise en place et un riche inventaire du patrimoine bâti et naturel a été dressé. La Mairie a aussi souhaité mettre en avant le patrimoine, action inscrite dans l’agenda 21, dans le cadre des modifications du Plan Local d’Urbanisme.

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Cette année, des parcours pédestres et cyclistes ont été conçus pour découvrir ou redécouvrir des sites remarquables: cinq parcours pour découvrir les quartiers et dix parcours thématiques, tels que les monuments historiques, l'architecture moderne, contemporaine ou encore le Talence insolite.

livecamclips.com 7 km 800
À pied : 2h30
À vélo : 1 heure

L’architecture Moderne et Contemporaine à Talence

L’architecture Moderne et Contemporaine à Talence

Parcours_patrimoine-archi_moderne-web.pdf (8077ko)

see url Construction de 1969 à 1973. 
Le site est fractionné, les différentes parties sont indépendantes et marquées par leur forme géométrique.

L’histoire de l’école d’architecture est intimement liée à celle de la famille Ferret.
En 1928, Pierre Ferret (1877-1949) fonde l’école régionale d’architecture de Bordeaux.
Les locaux, fort modestes, qui accueillent en moyenne une vingtaine d’élèves chaque année, se
situent dans une aile de l’école des Beaux-Arts de Bordeaux. Pierre Ferret assume la
responsabilité de chef d’atelier directeur des études jusqu’en 1942.
Son fils Claude, né en 1907, le remplace alors dans ses fonctions et s’impose comme le« patron » de l’école jusqu’en 1977.
Toute l’oeuvre de Claude Ferret s’inscrit dans la double filiation du mouvement moderne et du fonctionnalisme.
La fluidité de ses plans traduit l’attention apportée au traitement des circulations.
Ces qualités se retrouvent intactes dans cette école qui compte parmi ses oeuvres majeures et
s’affirme comme la plus formaliste.
Paradoxalement, à l’heure de la pluridisciplinarité issue des bouleversements de mai 1968,
Claude Ferret conçoit un plan éclaté qui favorise le fractionnement et l’indépendance des
diverses disciplines et maintient l’autonomie de l’atelier comme expression architecturale.

L’école épouse la forme onduleuse d’un point d’interrogation. Au long des salles de
cours et des bureaux qui représentent la colonne vertébrale de l’établissement, Claude
Ferret greffe un espace de rencontre, un amphithéâtre et cinq ateliers répartis en éventail. Une galerie couverte, comparable à celles de Royan, relie ces différents pôles
de la vie de l’école.
Le traitement formel appuyé des différents volumes qui composent l’école accentue la lisibilité du plan. L’élévation latérale de l’amphithéâtre a la forme d’un oeil monumental qui semble illustrer le titre du célèbre manuel du critique Bruno Zévi : Apprendre à voir
l’architecture (1959).
L’espace de rencontre logiquement placé au coeur de l’école dans le creux de la courbe
des salles de classes marqué par la pyramide. Pourtant, cette articulation, essentielle dans la vie de l’école, s’impose davantage comme un signe à l’échelle urbaine et non comme un lieu de convivialité. Le formalisme de Ferret souligne jusqu’à l’évidence le découpage fonctionnaliste du plan et de sa distribution. L’absence de couloirs, d’espaces tampons et de transitions accentue cet éclatement architectural.
Les extensions récentes de l’école comme le laboratoire d’informatique et de vidéo de
Pierre Goutti, Karine Louillot et Jacques Robert (1992-94) ou la résidence ClaudeFerret de Jean de Giacinto et Alain Loisier (1993-94) perpétuent cette logique première d’autonomisation des fonctions. Les modifications engagées en 1936 dans la pyramide
visent en revanche à lui donner enfin les qualités d’un véritable lieu de convivialité et d’échanges.

L’école se situe sur une ancienne parcelle du domaine de Château Raba.

Date permis de construire : 1994

Architecte Sir Norman Foster
Il a acquis une réputation international lors de la construction de la Hong Kong and Shanghai Bank ( depuis trente ans , Norman Foster porte toute son attention à la construction d’entreprises. Foster est l'un des principaux représentants de l‘Architecture high-tech avec entre autres Richard Rogers. Norman Foster jouit d'une renommée mondiale et a remporté plus de 300 récompenses et prix d'excellence à travers le monde, et plus de 60 victoires en concours nationaux et internationaux.
L’Unité de bureaux de Talence s’inscrit dans une longue recherche de réinterprétation des espaces du tertiaire. Les idées fortes du projet sont maîtrise de l’énergie, le caractère sécable et amovibilité. Autres éléments caractéristiques de Mr FOSTER, l’Atrium d’accueil, franchi par des passerelles flanquées de garde corps en verre reprend à une moindre échelle celui de la Tour de Hong Kong

Architectes : Edmond Lay-Jean-Paul Saint Laurent
Date 1971-1973
Edmond Lay né en 1930 formé à l’école des Beaux Arts de Paris découvre l’architecture organique aux Etats-Unis en travaillant avec Franck Llyod Wright. Il applique pour la première fois ses principes dans un édifice public d’importance, l’IRTS de Talence
L’architecture organique est une philosophie architecturale qui s'intéresse à l'harmonie entre l'habitat humain et le monde «nature» au moyen d'une approche conceptuelle à l'écoute de son site et intégrée à lui, faisant du bâtiment et de son mobilier une composition unifiée et intriquée à son environnement.
On doit à Edmond Lay, la Caisse d’Epargne de Bordeaux Mériadeck

Réalisé en 2012 par l’architecte Minh Liang, le Dôme est l’un des nouveaux équipements socioculturels de Talence.
Le Dôme est né. Du projet initial de pôle de vie collective au bâtiment d’aujourd’hui, retour sur la gestion de ce qui est appelé à devenir le navire amiral de l’action sociale et citoyenne à Talence.
Dix ans. Dix ans, c’est parfois long, mais c’est le temps qui aura été nécessaire pour concevoir, faire évoluer et finalement réaliser l’un des projets urbains Talençais les plus novateurs de ces dernières années.
Du projet initial de pôle de vie collective au Dôme d’aujourd’hui, c’est un long chemin qui a été parcouru. Tout découle donc de l’idée de conduire un travail autour d’un projet social qui permettrait d’imaginer de nouveaux modes d’interventions intégrés dans un unique bâtiment. Cette première phase de réflexion vise à créer un outil de décloisonnement du quartier vers l’ensemble de la commune.

Le Dôme en chiffres

go to link Superficie : 1 900 m2
Coût total : 3,7 millions € HT
Les Structures résidentes :
Les Ateliers de Découverte parents-Enfants (CCAS) /
L’ Atelier Santé Ville (CCAS) / Le Coin jeunes du CAJ /
Le Centre social Mix-Cité / La Maison des Droits de
l’Homme & du Citoyen / La Médiathèque de Thouars /
Le service de Cohésion Sociale et Territoriale

Ce stade nautique au profil étagé, divisé par de grandes bais vitrées, est l’oeuvre des architectes Henri-Pierre Maillard et Paul Ducamp en 1970.

La piscine est ouverte aux usagers suivant un calendrier d'utilisation établi par l'Administration Municipale.

 

 

 

 

Architectes Michel Andrault, Pierre Parat
Tous deux formés à l’Ecole nationale superieure des Beau-Arts, ils sont diplômés en 1955. Pierre Parat est par ailleurs diplômé de l'École polytechnique de Lima. Associés dès 1957, ils réalisent
très rapidement un grand nombre de logements collectifs. Ils participent à la recherche de nouvelles formes dans le domaine en initiant une architecture de cellules disposées en terrasses et désignées sous le nom de "pyramides".
On les trouvent notamment à Epernay, Villepinte, Evry. Ils réalisent par ailleurs un certain nombre de tours de bureaux et logements à Paris aux formes caractéristiques. Ces réalisations associent des structures porteuses en béton à de vastes cubes de verre et d'acier : on les retrouve dans les grandes opérations urbaines des années 1970 de la capitale — la ZAC du Front de Seine, l'opération Italie 13 — et pour un certain nombre de sièges sociaux en province. L'agence réalise dans le courant des années 1990 quelques-uns des plus grands gratte-ciels de la Défense.
Une de leurs réalisations les plus célèbres est sans doute le Palais omnisports de Paris Bercy.

6, rue Charles Gounod

Consacrée le 24 mai 1959 après six années de construction menée par les habitants du quartier dans un mouvement de grande fraternité, d’amitié et d’entraide d’après-guerre, sous la direction du Père Nicolas Matt, prêtre à Talence .
C’était alors la campagne. Il y avait des prés, des vaches, des bois d’acacias, … une ferme au bout de la rue.
L’église Notre-Dame était trop loin. A l’époque les gens allaient à pied et peu d’entre eux avaient un véhicule.

En même temps que le début des travaux de l’église, en 1953, des constructions nouvelles démarraient telles que celles du quartier de Maucamp, puis  celles de la résidence « Les Ombrages », de Thouars en 1967, de « Château Raba »,...

Alicia (Pérez) Penalba naît le 7 août 1913 à San Pedro, dans la province de Buenos Aires, de parents espagnols. Au long des déplacements de son père, constructeur de voies ferrées, elle passe la plus large part de son enfance au Chili, trois ans en Patagonie, puis dans la province de San Juan, au pied de la Cordillère des Andes. Très jeune elle manifeste son intérêt pour le dessin et la peinture. Elle échappe à 14 ans à la sévérité du climat familial en trouvant un emploi de secrétaire et s'inscrit à des cours du soir de dessin. En 1930 elle entre à l'École des Beaux-Arts de Buenos Aires où elle obtient le diplôme de professeur de dessin et de peinture, participe à des Salons et des expositions collectives, obtenant plusieurs prix nationaux.
Grand double (1962/4) dans le parc du Musée Kröller-Müller

Lauréate en 1948 d'une bourse du gouvernement français, Alicia Penalba s'installe à Paris où elle s'inscrit à l'École des Beaux-Arts en gravure et, à partir de 1949, travaille durant trois ans dans l'atelier de Zadkine à l'Académie de la Grande Chaumière. Elle découvre alors les œuvres de Hans Arp, Brancusi, Giacometti et fait la connaissance d'Étienne Martin, François Stahly, Étienne Hajdu, Marta Colvin, Marino di TEANAavec qui elle participera à de nombreuses expositions collectives. Alicia Penalba crée en 1951 sa première sculpture non figurative et détruira la plupart de ses premiers travaux. À partir de 1953 elle entreprend, autour de rythmes verticaux, des séries de Totems (Surveillant des rêves, Le Voyeur des Nuits) ou de Liturgies végétales et présente sa première exposition personnelle en 1957.

Sur la fin des années 1950, dans la série des Doubles, ces rythmes se fractionnent en éléments distincts entre lesquels joue la lumière. À partir de 1959 elle commence à réaliser des sculptures pour l'architecture et reçoit en 1961 le Prix International de Sculpture de la Ve Biennale de São Paulo au Brésil. Ses expositions se multiplient, notamment à New York (avec Eduardo Chillida, Étienne Martin et Hajdu), Zurich, Rio de Janeiro, Otterlo, Eindhoven, Washington, Bâle, Lausanne, Paris (avec les peintres Wilfredo Lam et Roberto Matta), Rome, Milan, Genève, Bruxelles, Caracas.
Fontaine monumentale à Leverkusen

Par la suite Alicia Penalba développe, généralement en bronze, plusieurs séries dans lesquels les éléments, resserrés sur eux-mêmes (Fruits de mer) ou éclatés, se rassemblent, dans les années 1960, en un mouvement ascensionnel de volumes horizontaux et obliques, en équilibre instable, suggérant l'élan d'un envol (Ailées), que commente de façon poétique Pablo Neruda. Ses œuvres sont introduites dans un grand nombre de musées ou de parcs de sculptures de France, à Paris et en province (Université de Bordeaux), d'Allemagne, de Belgique, du Luxembourg, de Suisse (Centre Paul Klee à Berne), d'Italie, d'Argentine, du Pérou et des États-Unis.

Alicia Penalba meurt à la suite d'un accident, sa voiture fauchée par un train, le 4 novembre 1982

Implantée dans le parc Peixotto, à deux pas du tram, la Médiathèque Castagnéra est au cœur d'un « centre ville culturel » à proximité de l'École de musique, du Forum des Arts et de la Culture, de la Librairie Georges et du Cinéma Gaumont. Au bout d'une passerelle métallique surplombant un petit jardin japonais, le public est accueilli dans le hall qui sert également d'espace d'exposition. Le lieu est vaste, clair. Une coupole en verre et des parois vitrées diffusent la lumière naturelle. Sur 2300 m2, 100000 documents sont répartis dans un souci d'équilibre des collections et de fluidité de circulation des publics.

Dès l'ouverture en 1996, musique et cinéma occupent une place importante, avec aujourd'hui, 18000 CD et 7500 DVD. Le fonds cinéma s'étoffe de séries TV américaines et de films d'animation japonaise adaptés de mangas. Des méthodes de musique permettent de s'initier à la pratique d'un instrument.

Depuis 2010, les médiathèques talençaises proposent une sélection de 400 documents sur le développement durable afin de renforcer la sensibilisation et l'information des enfants et des adultes. Cette thématique s'inscrivant en transversalité dans tous les domaines, le fonds couvre aussi bien le secteur de l'environnement, la biodiversité, l'économie, le développement que l'agriculture, l'architecture, le bricolage ou encore le jardinage.

Ouverte à tous, la Cyber-base permet de se former aux outils informatiques et aux usages du Web. Se servir de son smartphone, préparer un Powerpoint ou créer du son numérique, tout s'apprend grâce aux ateliers multimédias !

Oeuvre de Raymond Subes (né en 1891 à Paris et décédé en 1970) réalisée dans les années 60.
Artiste-décorateur français spécialisé en ferronnerie d’art.
Il fut l’un des ferronniers d’art français les plus célèbres de la période Art déco. Il est élu membre de Académie des Beaux Arts en 1958. Il réalise les rampes d'escalier et les balustrades du paquebot Ile de France en  1926, puis des paquebots Le Lafayette (1930), l’Atlantique (1931) et Le Normandie
(1935).
Il conçoit les réverbères télescopiques du pont du Carrousel à Paris et des ferronneries pour la banque de France, les sièges de compagnies d'assurance, les grands hôtels ou restaurants parisiens (comme le Luteria, Georges V, Fouquet’s,…), les aéroports (Orly, Le Bourget), des grands magasins, des monuments historiques et des palais nationaux.
Rampe de l'escalier du Palais des Consuls, Rouen
Grilles d'entrée rétractables et rampe d'escalier de l’ancienne chambre de commerce
de Caen (escalier détruit en 2003, grille inscrite la même année).
Portes magistrales de l'amphi Daure à l’Université de Caen.
Rampe d'escalier de l'hôtel Malherbe à Caen (actuel Holiday Inn) et statue de Malherbe ornant le hall.

Architecte : François Guibert.
Propriété de la ville.
Permis de construire : 2000


En plein coeur de Talence, le Forum des Arts et de la Culture (FAC) se présente comme un lieu d'expositions, de rencontre et de découvertes.

Le Forum programme des expositions, conférences, rencontres et débats, résidences d’artistes et animations.
Il accueille également, les cours hebdomadaires des Ateliers d’Arts Plastiques (adolescents et adultes) ainsi que les cours et stages de théâtre (enfants et adultes) proposés par l’Ecole de Théâtre de l’OCET.
Le Forum présente des expositions thématiques et collectives, des artistes venus de tous les horizons de la création en résidence…

Des cycles réguliers de rencontres (arts plastiques, littérature, musique) sont programmés tous les mardis et samedis du mois d’octobre à juin.

Fondée en 1964, l'agence d'architectes Salier Courtois, Lajus et Sadirac a rapidement imposé une véritable école de projets : « l’École de Bordeaux » qui révolutionne l’architecture privée locale.
Yves Salier, Adrien Courtois, Pierre Lajus et Michel Sadirac, architectes originaires de Bordeaux, ont réalisé entre 1950 et 1970 une œuvre exceptionnelle, alliant modernité et caractère régional. Pour l'agence, "La maison est une œuvre complète et qui sait au plus haut point joindre le respect à l'invention, l'audace à l'harmonie et au sens de l'humain"[1]. La démarche de projet de l'agence comprend l'intégration au site, le contact avec les clients, et l'inspiration du moment. S'inspirant de l'éthique constructive du Bauhaus et des relations entre extérieur et intérieur de Frank Lloyd Wright, leur architecture se distingue par sa modernité et sa qualité. Si les réalisations de maisons individuelles constituent le champ expérimental privilégié de l'agence (elle en réalise plus de 80 entre 1950 et 1970), celle-ci s’est également fait remarquer pour la construction de plusieurs quartiers (« Le Hameau de Noailles » en 1970 à Talence par exemple), qui font encore aujourd'hui figure d'opérations d'une modernité

Compteurs Linky

Dans le cadre du déploiement actuel des compteurs Linky sur la commune de Talence dont la fin est prévue pour novembre 2018, la ville de Talence a été destinataire d’un certain nombre de courriers d’administrés indiquant leur refus quant à l’installation de ces compteurs à leur domicile.

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