Quartier Haut-Brion / Médoquine

Suivant une démarche initiée avec le balisage et la valorisation du chemin de Saint Jacques de Compostelle à Talence, en avril 2010, une signalétique des monuments historiques a été mise en place et un riche inventaire du patrimoine bâti et naturel a été dressé. La Mairie a aussi souhaité mettre en avant le patrimoine, action inscrite dans l’agenda 21, dans le cadre des modifications du Plan Local d’Urbanisme.


Cette année, des parcours pédestres et cyclistes ont été conçus pour découvrir ou redécouvrir des sites remarquables: cinq parcours pour découvrir les quartiers et dix parcours thématiques, tels que les monuments historiques, l'architecture moderne, contemporaine ou encore le Talence insolite.

3 km 400
À pied : 1h10
À vélo : 30 min

Quartier Haut-Brion / Médoquine

Quartier Haut-Brion / Médoquine

HD_Parcours_patrimoine-Haut_Brion.pdf (5751ko)

Château La Tour Haut-Brion ou Tour de Rostaing
141 avenue Vieille Tour

Le château actuel a été édifié à la fin du XVIIIe siècle sur l’emplacement de l'ancienne propriété féodale bâtie par les Roustaing de la Tour, illustre famille bordelaise.
Ce domaine est appelé ainsi en raison d'une Tour, vestige du Moyen-Age, et qui subsista jusqu'en 1785.

A l’emplacement approximatif de l’ancienne construction s’élève un château d’eau qui supporte un réservoir d’eau pour l’alimentation du château actuel. A l’abri de cette construction se dissimule une statue de Vénus.

Le château La Tour Haut-Brion eut dès le XIIIe siècle une activité viticole, grâce à Guillaume de Rostang, maire de Bordeaux en 1229, qui développa la vigne autour de son fief.
Les Rostaing de la Tour, furent l'une des 1eres famille à développer une viticulture laïque à la fin du Moyen-Age.

A noter, entre les XIIIe et XVIe siècle, 87,5% des parcelles de Talence étaient plantées en vignes : On parle de « mer de vignes », mais cela restait essentiellement une activité réservée au clergé.

L'édifice, qui possède un toit à la mansart, est aujourd'hui une maison de retraite.



L’édifice actuel a été édifié à la fin du XVIIIe siècle sur l’emplacement de l'ancienne propriété féodale bâtie par la famille Roustaing de la Tour. Ils développèrent une activité viticole dès le XIIIeme siècle.

Château de Cholet
121 avenue de la vieille tour

Au Moyen-Age, le château de Cholet faisait partie de l'ancien domaine des Roustaing de la Tour.

C'est au XVIIe siècle que la famille Cholet acheta la propriété. Mais le château actuel ne fut bâti qu'au XVIIIe siècle, à la même époque que les autres villas talençaises.

Le domaine devint bien national après la Révolution : 19 hectares, un château, deux maisons, des dépendances, des jardins, des vignes, un parc...

Il fut ensuite revendu à différents propriétaires successifs, puis acquis par les Hospices civils de Bordeaux.
En 1920, la Fédération des Œuvres de Protection de l'Enfance, qui souhaitait lutter contre l'avortement, les abandons d'enfants et le taux très élevé de leur mortalité, s'installa dans ces bâtiments. L'établissement accueillait les femmes enceintes qui pouvaient ainsi séjourner avec leurs enfants. C'était également une « pouponnière » ou une école de puériculture, avec un asile d'allaitement.
Les vastes bâtiments permettaient des conditions d'hygiène très satisfaisantes, et la mortalité y était quasiment nulle.

Depuis 1958, le château de Cholet est le siège la Direction Générale du Centre Hospitalier Régional (CHR)


Ces bâtiments du XVIIIeme siècle accueillirent la  Fédération des Œuvres de Protection de l'Enfance (école de puéricultrice, asile d'allaitement), avant de devenir en 1958 la Direction Générale du Centre Hospitalier Régional.

Propriété Perès       
2, rue Diderot. 124, rue Peybouquey.

Datant du XIXeme siècle, cette belle maison bourgeoise était rattachée à l'ancien domaine de Capdaurat, situé sur la fin du plateau du Haut-Brion.
Elle comportait un vignoble.
Il subsiste d'ailleurs des traces de cet ancien domaine : Deux curieuses margelles de puits datées de 1699 et 1731...


Cette belle maison bourgeoise du XIXeme siècle faisait à l'époque partie d'un domaine viticole.

Château Mission Haut-Brion
67, rue Peybouquey
(Si l'on veut rentrer dans la propriété, il faut passer par le portail qui est ouvert rue Jean Jaures)


En 1540 Louis de Roustaing, seigneur de la Tour, vend à Arnaut de Lestonnac une parcelle de vignes, autour de laquelle le domaine fut construit. Il s’appliqua à créer une exploitation sur des parcelles graveleuses situées sur le point le plus élevé des deux communes de Talence et de Pessac,.

En 1664, la famille Lestonnac céda cette propriété au directeur de la Congrégation des prêtres du clergé de Bordeaux.
En 1682, la Congrégation des prêtres du clergé fusionna avec celle de la Mission de Saint-Lazare, ordre fondé par Saint-Vincent de Paul.

Après la Révolution, les frères Lazaristes furent dépossédés de leur domaine, et il fut vendu comme bien national. Une chapelle du XVIIe siècle est visible encore aujourd'hui.

Le château fut par le suite racheté en 1821 par un riche colon de la Nouvelle-Orléans, Célestin Chiapella. Cette famille, qui était la plus riche de Talence, rendit célèbre le vignoble : ils améliorèrent la vigne, firent clôturer la propriété, firent construire un grand portail en fer forgé et développèrent un marché important pour leurs vins dans le Nouveau Monde.
En 1903, la 4ème génération de Chiapella vendit le domaine.

Depuis 1983, la Mission appartient au domaine Clarence Dillon (qui inclut également le château La Tour Haut-Brion, et le château Laville Haut-Brion).

Ce crû exceptionnel, porté au premier rang de nos grands vins girondins a toujours obtenu les plus hautes récompenses dans les différentes expositions mondiales.



Ce domaine viticole existe depuis le XVIeme siècle. Il fut mis en valeur par la famille Chiapella au XIXeme siècle, avant d'appartenir au domaine Clarence Dillon depuis 1983.

Vignes Mission Haut-Brion
Rue Peybouquey

Le château « Mission Haut-Brion » est situé dans la région des Graves. Il est de nos jours le dernier domaine viticole sur le territoire de la commune.


Les graves sont constitués de différentes variétés de quartz, avec un sous-sol de nature argilo-sableuse.
   
Appartenant au domaine Clarence Dillon, le vignoble du château La Mission Haut-Brion s’étend sur 29 hectares (10 000 pieds à l'ha).


En 1953 et 1959, ce château a reçu le titre officiel de « grand cru classé », reconnaissant la très haute qualité de sa production.



Situé dans la région des Graves, le vignoble du château de la Mission Haut-Brion s'étend sur 29 hectares. Il est de nos jours le dernier domaine viticole sur le territoire de la commune.

La cave de la Médoquine
266 Cours du Maréchal Galliéni

Avec le développement du chemin de fer et le percement des boulevards au XIXeme siècle, des industries variées s'implantèrent à Talence.
La ville vit s'installer des ateliers puis des usines, en bordure de la ligne de chemin de fer.

Profondément rurale et résidentielle, accueillir des activités industrielles représentait pour Talence une véritable mutation économique.

La Cave de la Médoquine, a fait partie de ses nombreuses usines qui se sont implantées à Talence à la fin du XIXe siècle.
D'abord entrepôt commercial vinicole, elle a ensuite accueilli une usine de bouchons en 1945.

Comme toutes les autres industries talençaises, l'usine de bouchon est aujourd'hui désaffectée. Actuellement, les bouchons en liège sont entièrement façonnés à Lavardac (Lot-et-Garonne).


Avec le développement du chemin de fer et le percement des boulevards au XIXeme siècle, des industries variées s'implantèrent à Talence, dont la Cave de la Médoquine.

Gare de la Medoquine
Avenue de la Gare

C'est en 1837, qu’eut lieu la construction d'une ligne de chemin de fer entre Bordeaux et La Teste. C'était le quatrième chemin de fer construit en France.
La ligne fut inaugurée en 1841. Elle mettait deux heures à parcourir 52 km.
Une station de « La Médoquine » fut ouverte sur cette ligne.
Cependant, la mise en valeur du bassin d'Arcachon débuta avec lenteur, si bien que l'exploitation de la ligne fut déficitaire et qu'elle ferma en 1848.

La station de « La Médoquine » fut rouverte lors de la construction d'une nouvelle ligne : Bordeaux-Irun en 1921.

Aujourd'hui cette gare est à nouveau désaffectée.
Au niveau architectural, on peut apercevoir la peinture d’une frise composée de feuilles de vignes et de grappes de raisin, ainsi que des sculptures de grappes ; tout ceci étant très représentatif du lieu où se situait cette gare, entourée de vignoble.  
Aujourd'hui désaffectée, la station « La Médoquine » fut ouverte sur la ligne Bordeaux-La Teste en 1837. Elle mettait deux heures à parcourir 52 km.

Château des Arts
109 rue Camille Pelletan

Le château des Arts fut construit en 1890 par les architectes Pingoux et Rodier .
De style néo-classique*, il tire son nom de son fronton où une tablette de peintre et un compas d’architecte sont sculptés.

La propriété fut louée en 1909 par Jean Lafon, Trésorier Payeur Général de la Gironde. Il était le père de Marguerite Jeanne Lafon qui épousa  François Mauriac le 25 juin 1913 à Talence. Le mariage fut célébré en l’église Notre-Dame de Talence tandis que le repas de noces se déroula au château.

Dans Nouveaux mémoires intérieurs (Pléiade), François Mauriac raconte combien il a été compliqué pour lui d'épouser sa bien aimée.
M. Lafon, « fit comparaître le jeune écrivain pour lui faire comprendre qu'un poète de sa sorte était ce qu'il y avait de plus pitoyable. » Il lui refusa la main de sa fille.
Il capitula face à la « colère terrible » de sa femme. Il céda et admit donc le jeune poète dans son cercle familial. Le lendemain du mariage, il écrira à sa fille : «Je ne veux pas que se passe le premier jour qui suit ton départ du foyer sans que ton papa te dise sa joie et sa tristesse. La dernière causée par le grand vide qui apparaît. L'autre, seule à retenir, causée par la vue de ton bonheur, qui hier, éclatait, radieux ». Sa mère écrit aussi qu'elle est heureuse de voir « ce cher François si délicat, si aimant »
Quelque temps après, le château devient la résidence du docteur Albert Barraud.
Aujourd'hui, le château est la propriété de l’Éducation Nationale  


* Définition style néo-classique (voir glossaire)


De style néo-classique, ce château fut la propriété des beaux-parents de François Mauriac, ainsi que le lieu de son repas de noces.

Hameau de Noailles
36 rue du Haut-Carré

Yves Salier, Adrien Courtois, Pierre Lajus et Michel Sadirac, architectes originaires de Bordeaux, ont réalisé le hameau de Noailles entre 1968 et 1973.

Cet ensemble d'habitations témoigne d’une modernité exemplaire par l’agencement des volumes, la mixité des logements et la composition générale.

Un axe principal, bordé d’immeubles collectifs de 3 à 5 étages structure l’ensemble de l’opération. Les constructions individuelles suivent un rythme décroissant allant du R+1 au rez-de-chaussée, donnant aux volumes une composition pyramidale.
Une réflexion particulière sur le dedans/dehors a également été menée, pour produire un traitement soigné du jardin, de la clôture et du rapport à l’espace public.

La végétation très présente offre un cadre paysager agréable et renforce l’idée de village-hameau, voulue au départ.

Étendu sur 4 hectares, le hameau se compose de 140 appartements et de 50 maisons individuelles. Le programme comporte également deux courts de tennis et une piscine.



Souhaitant créer un village-hameau, les architectes Yves Salier, Adrien Courtois, Pierre Lajus et Michel Sadirac ont conçu en 1973 cet ensemble d'habitations à la composition pyramidale.

Tennis

Le service des sports propose 2 terrains de tennis en accès libre de 9h à 17h pendant tous les mois de juillet et août.

Raquettes et balles
à retirer au
service des sports
(Château de Thouars)

Présentation d'une
carte d'identité
obligatoire pour
retirer le matériel.

Piscine

Jour férié :
Ouverture de l'établissement
le 15 aout
de 14h à 19h.

Compteurs Linky