Quartier Peydavant / La Fauvette / Plume La Poule / Le lycée

Suivant une démarche initiée avec le balisage et la valorisation du chemin de Saint Jacques de Compostelle à Talence, en avril 2010, une signalétique des monuments historiques a été mise en place et un riche inventaire du patrimoine bâti et naturel a été dressé. La Mairie a aussi souhaité mettre en avant le patrimoine, action inscrite dans l’agenda 21, dans le cadre des modifications du Plan Local d’Urbanisme.


Cette année, des parcours pédestres et cyclistes ont été conçus pour découvrir ou redécouvrir des sites remarquables: cinq parcours pour découvrir les quartiers et dix parcours thématiques, tels que les monuments historiques, l'architecture moderne, contemporaine ou encore le Talence insolite.

4 km 400
À pied : 1 h 30
À vélo :
40 min

QUARTIER PEYDAVANT/ LA FAUVETTE/ PLUME LA POULE/ LE LYCÉE

QUARTIER PEYDAVANT/ LA FAUVETTE/ PLUME LA POULE/ LE LYCÉE

HD_Parcours_patrimoine_Peydavant.pdf (7037ko)

Domaine de Bagatelle et école d'infirmière Florence Nightingale
201 rue Robespierre

La famille Bosc a été  propriétaire de ce domaine depuis le début du XIXeme siècle jusqu’en 1916.

En 1916, Elizabeth Bosc décède et lègue son domaine au Docteur Anna Hamilton, directrice de la Maison de Santé Protestante de Bordeaux (MSPB*) depuis 1901. Le domaine s’étend sur 10 ha « avec ses meubles et meublants, ses récoltes pendant et à venir pour y édifier un hôpital et une école ».
De février 1916 à décembre 1919, la ferme de Bagatelle alimente la MSPB rue Cassignol, mais il fallut trouver des fonds considérables pour garder le domaine et y transférer l’hôpital et l’école.

A cette époque, M. Edouard Seltzer, d’une famille protestante, apprend le désespoir de Mlle Hamilton. Il vend les biens qu’il destinait à ses deux fils morts à la guerre, achète le domaine et l’offre en legs à Mlle Hamilton.

La MSPB s'installe progressivement dans le parc actuel et y développe ses trois activités complémentaires (Hôpital – Ecole/Internat - Dispensaire) sous l'impulsion de sa directrice Anna Hamilton, qui meurt en 1935.

Viennent donc les réalisations suivantes :
-5 juin 1921 : pose de la première pierre de l’internat (école Florence Nightingale)
-1922 : pose de la première pierre de l’hôpital Bagatelle
-1924 : inauguration de l’internat (école Florence Nightingale)
-1929 : déménagement total de la MSPB de la rue Cassignol
-1966 : ouverture du Centre Social de Bagatelle


*MSPB :  La Maison de Santé Protestante de Bordeaux est fondée en 1863, pour « recevoir gratuitement les malades pauvres des deux sexes appartenant aux diverses églises protestantes de la localité, ainsi que les marins étrangers des navires en rade ».
En 1876, la MSPB crée le Dispensaire qui assure des soins et distribue des médicaments gratuitement.
En 1884, la MSPB institue un enseignement destiné aux gardes-malades, qui deviendra l'une des toutes premières écoles d'infirmières en France.

Couvent et parc Saint-Pierre
114 chemin de Suzon

Probablement situé sur les dépendance de l'ancien prieuré Notre-Dame de Rama (XIIe siècle), ce couvent fut édifié en 1861 par les sœurs dites « solitaires », branche contemplative des religieuses de la Sainte-Famille.
Ce groupe de religieuses s’est établi à Talence en 1861 jusqu’en 1966.

C'est l’architecte bordelais Louis Garros qui dessina les avant-projets du bâtiment, et releva ainsi l’ancienne demeure (une maison de campagne du XVIIIe siècle) de trois étages et conserva le sous sol. Le rez-de-chaussée comportait à lui seul dix-huit pièces.
Il utilisa avec éclectisme les styles anciens, obtenant ainsi un style néo-renaissance, néo-gothique*, néo-élizabéthain.
Ce domaine avait une dimension agricole ce qui leur permettait de vivre en autarcie.

Avant l'installation des Sœurs, le parc Saint-Pierre produisait du vin. Il fut ensuite transformé en jardin d'agrément.
Dans le parc, on trouve encore aujourd'hui un chemin de croix qui mène jusqu’à un petit oratoire où se trouvait la croix du Christ.

Aujourd'hui, le couvent est occupé par une résidence étudiante, et le parc est devenu propriété communale.

Château Parthenval
77, 79 ,81,83 avenue du Maréchal Leclerc

Le nom de « Parthenval » signifie « Vallée de la vierge » en souvenir de la statue de la vierge que des enfants découvrirent cachée dans un fossé en 1729 et qui se trouve dans l’église actuelle de Talence.

Le domaine fut acheté en 1795  par un armateur bordelais qui fit détruire une chapelle et réutilisa les matériaux  pour la construction d’une remarquable villa de style néo-classique*.


* Définition style néo-classique (voir glossaire)


Cette villa de style néo-classique a abrité pendant de longs siècles la Piétà qui se trouve désormais dans l'église Notre-Dame.

Château Crespy
Angle rue Peydavant et avenue du Maréchal Leclerc

Le Château Crespy fut construit au XVIIIe siècle.

Après la Révolution, le bien passa dans les mains de la famille Nairac, riches négociants déjà propriétaire du château Margaut.

C'est en 1822 que la famille Crespy devint propriétaire du domaine. Cette dénomination de « Crespy » demeure encore aujourd'hui, bien que différents propriétaires se soient succédés.

Pendant les deux guerres mondiales, les fonctions du château Crespy ont connu de nombreuses évolutions.
Tout d'abord, le château fut un hôpital militaire américain (en 1917), puis il devint un hôpital militaire français, jusqu'à la construction de l'Hôpital Robert Picqué (en 1919).

En 1937, pendant la guerre civile espagnole, le château Crespy est aménagé en camp de réfugiés politiques dans les anciens baraquements de l’hôpital militaire.

Dès septembre 1939, Crespy sert de centre de formation au 221eme Régiment d'Artillerie Lourde Coloniale, comme le signale une plaque commémorative.
A partir du 21 juin 1940, l'armée allemande occupe à son tour les lieux, et constitue en 1942 un cimetière allemand.
Durant le conflit, la vocation du lieu reste celle d'un hôpital allemand en tant que centre de convalescence. Crespy n'a jamais été bombardé et n'a pas créé de difficultés particulières à la population du quartier.

A la libération de Talence en 1944, les allemands évacuent les lieux. Un bataillon de volontaires issus de la Résistance s'y regroupe pour aller combattre sur le front du Médoc.

Après la 2nde guerre mondiale, le lieu appelé « camps Crespy » accueille différentes formations militaires de passage pour des entraînements. Mais l'Etat décide rapidement le  morcellement pour permettre la construction dans les années 1960 d'immeubles (Crespy I et II), réservés en priorité aux familles de militaires de carrière.

La maison, ensuite rachetée par la mairie, est vendue créer 14 logements d'urgence inaugurés en 2011.


Construit au XVIIIeme siècle, le château Crespy a eu de nombreuses fonctions durant les deux guerres mondiales : Hôpital militaire américain puis français, camps de réfugiés, Centre de Formation au 221eme Régiment d'Artillerie Lourde Coloniale, hôpital allemand...

Domaine Montagne Monplaisir
82 rue Peydavant (entrée : 2 rue Descartes, résidence Le Castelou)

La construction de ce bâtiment est hybride de la fin du XVIIIeme siècle et du début du XIXeme siècle.
Les deux tours pourraient être des vestiges d’un édifice datant de la Renaissance (XVeme siècle).

La façade du château présente deux étages, elle est flanquée de deux tourelles hexagonales. Une des tourelles est coiffée d’un toit conique de forme très élancée, l’autre tourelle supporte une toiture en mansardes. Toutes deux sont recouvertes d’ardoises.

Au début du XVIIIeme siècle, le domaine appartenait à  M. et Mme de Lartigues, futurs beaux-parents de Montesquieu.
Il s’étendait de la route de Toulouse à la route de Bayonne sur 13 hectares.

A partir de 1930, on y créa un lotissement, puis en 1975, le château devint la résidence Le Castelou (achevée en 1977).


Ce bâtiment de la fin du XVIIIeme siècle appartenait aux beaux-parents de Montesquieu.

Château Du Breuil (Gardères)
21 avenue du Château, 24 avenue du lycée


Cette demeure construite à la fin du XVIIIeme siècle est constituée par un corps de bâtiments et un parc remarquable, le tout d’une superficie de 9000 m² environ.
A l'époque, le domaine s'étendait jusqu'au Lycée Victor Louis.
Les restes de l’ancienne allée d’arbres menant au château sont visibles depuis le cours de la Libération.
Le château dispose d'un escalier à double volée.

En 1921, M. Maurice Gardères, industriel à Talence fait don à la commune de la propriété appelée Château du Breuil.
Aujourd'hui, s'y est installée la maison de retraite publique « Château Gardères ».


Doté d'un parc remarquable, ce bâtiment du XVIIIeme siècle s'étendait à l'époque jusqu'au Lycée Victor Louis.

Lycée Victor Louis
2 avenue de Thouars

Le Lycée fut construit par l'architecte Duverger en 1854, dans le prolongement du domaine du château Du Breuil. Les travaux prolongèrent le château d'une aile de 30 mètres.
Il ouvrit ses portes en 1860 et devint alors le Petit Lycée impérial de Talence, annexé au Lycée de Bordeaux.

Réquisitionné comme hôpital militaire pendant les deux guerres mondiales (soit par les français, les américains, ou les allemands), une plaque commémorative rappelle cette période. En tout, 26 000 malades ou blessés ont été accueillis.
C'est d'ailleurs suite à des destructions de la guerre que là partie centrale de l'aile nord a dû être reconstruite dans un style moderne, contrastant avec l'architecture Napoléon III* du bâtiment.

Une autre plaque commémorative, posée en 2012, rend également hommage aux enfants espagnols réfugiés à Talence de 1937 à 1939, pendant la guerre civile qui sévit dans leur pays. Certains de ces jeunes se retrouvèrent en camp dans les locaux du lycée, ou hébergés dans des familles talençaises.

Le  Lycée ne va acquérir son autonomie qu'à la rentrée de 1957 avec la nomination de son premier Proviseur. Le Petit Lycée de Talence grandit tellement qu'il devint l'un des plus importants de Bordeaux.
Après le Lycée Montaigne, c’est le plus ancien de la communauté bordelaise.


* Définition style Napoléon III (voir glossaire)


Construit dans un style Napoléon III, le Petit Lycée impérial de Talence ouvrit ses portes en 1860. Il fut réquisitionné comme hôpital militaire et accueillit des jeunes réfugiés espagnols.

Ecole Paul Lapie/Château de Mégret
11 rue du Général Bordas

Cet édifice imposant fut construit au XVIIeme siècle.
Il portait primitivement le nom de château des Flottes.
Il subsiste aujourd'hui de ce grand domaine viticole le château et le portail monumental.

Après avoir appartenu à plusieurs propriétaires, le château  fut acquis en 1849 par Jean Baptiste de Mégret de Belligny et pris couramment le nom de château de Talence.
Il le restaura, l’embellit et planta dans le parc des arbres exotiques.

Jean-Santiago de Mégret de Belligny fut élu 3 fois maire de Talence (en 1863, en1870, en 1871).
Le château fut racheté par la commune en 1929 pour y installer une école primaire qui ouvrit en 1935.


Cet ancien grand domaine viticole du XVIIIeme siècle fut acquis par la commune en 1929 pour y installer une école primaire.

Tour Peydavant
Place et rue Peydavant, 2 rue Blumerel


Le nom de Peydavant est connu comme étant l'un des huit villages formant Talence depuis la fin de l'Ancien Régime. Depuis 1926, il désigne un quartier de Talence.

La place avec les platanes et sa tour ronde datant de 1898 se situe sur un tertre boisé.
C’est une ancienne dépendance du domaine Peydavant, qui contenait alors 7,5 ha dont 7 ha de vignes de 1ère catégorie.

A gauche de la tour, s'entraperçoit le château Peydavant qui fut occupé par deux maires talençais (Joseph Blumerel et Frédéric Sévène).


Cette tour du XIXeme siècle était une ancienne dépendance du domaine viticole Peydavant.

Auberge Plume la Poule
2 rue Pacaris

Installée depuis le milieu du XIXeme siècle, cette ancienne auberge, aujourd'hui « Yorkshireman  Pub » révèle l'origine du nom du quartier.

Depuis le Moyen-Age jusqu'à la création des boulevards au début du XXème siècle, les habitants de Talence devaient payer une redevance (l'octroi), pour rentrer des marchandises dans Bordeaux. Plusieurs petits locaux étaient situés à chaque barrière pour percevoir cet impôt.
Cette taxe concernait notamment les éleveurs voulant vendre leurs volailles à Bordeaux.
L'octroie était plus élevée si les volailles étaient vivantes. Les éleveurs s’arrêtaient donc à quelques lieux de ces postes de péages, tuaient leurs bêtes et les plumaient.

Dans cet établissement, on servait à boire, à manger, et on y dansait. Le patron justifiait l’à-propos de son enseigne en faisant des volailles l'un de ses plats fétiches.
Les talençais, mais également les bordelais de la rive gauche et droite se rendaient à l'auberge Plume-la-Poule.
Une chanson en patois est même dédiée à cette auberge.


Installée depuis le XIXeme siècle, l'ancienne auberge révélait l'origine du nom du quartier. Du Moyen-Age au début du XXeme siècle, une taxe commerciale était plus élevée si l'on voulait vendre de la volaille vivante dans Bordeaux.

Chalet les Echos
31 rue Pacaris.

Cette chartreuse du XVIIIeme siècle était à l’origine une « maison de campagne » de plain pied, avec une orangerie.
C'est une surélévation en briques vers 1850-1860 qui lui confère ce style Second Empire*, ou « maison arcachonnaise ».

Un puits associé à une tour est destiné à supporter un réservoir d’eau.

Au rez-de-chaussée, une date issue du calendrier révolutionnaire est inscrite sur le mur : 9 thermidor an IV (27 Juillet 1794).
C'est la date d'un coup d'état qui entraîne l'arrestation de Robespierre, et la fin de son gouvernement révolutionnaire : La Terreur. *

Aujourd'hui le Chalet Les Echos appartient à une banque.

* Robespierre était le meneur des Montagnards, opposés aux Girondins (les deux groupes étaient membres du club des Jacobins). Il existait dès le début de violentes rivalités entre ces deux groupes, siégeant et s'affrontant à la Convention Nationale. Après la chute de Robespierre et la fin de la Convention Nationale, ce fut le temps de la Convention Thermidorienne.

Convention Nationale = Nom de l'Assemblée constituante qui gouverna la France du 10 août 1792 au 27 juillet 1794. La convention fonde la 1ere République, et fut élue pour la 1ere fois en France au suffrage universel masculin.


* Définition style Empire (voir glossaire)


Cette villa de style « arcachonnais » porte l’inscription d'un moment de l'Histoire de France ; c'est la date de l'arrestation de Robespierre et de la fin du régime de La Terreur.

Bricothèque

La bricothèque permet d’emprunter gratuitement des outils neufs et de qualité. Des ateliers de bricolage seront bientôt mis en place en fonction des attentes des usagers.Ce service gratuit ouvert à tous les Talencais, est installé dans les ateliers du Dôme.
Horaires d’ouverture : les mercredis de 14h à 18h, les samedis de 9h à 13h.